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 Shuu-Chan's Asilum ~

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Shuu

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MessageSujet: Shuu-Chan's Asilum ~   Mar 20 Oct - 20:04

    Ye[-]
    En ce froid automnal, qui ressemble plus à un froid hivernal qu'autre chose, j'ai décidé de vous montrer mes créations... qui sont, pour la plus part, de nature littéraire. Mais je fais également des dessins.

    Shuu-Chan, sur son blog, a écrit:

    .

    .
    L'ivresse de l'aMour
    .

    .

      Non... Mesdames et Messieurs, je ne suis pas alcoolique. C'est juste que les circonstances m'ont fait penser à ça ! Enjoy !


    C'est par un soir de mélancolie, que je t'ai regardée du haut de mes paroles blessantes. Posée sur l'étagère, tu me narguais. J'ai décidé de te prendre. De te voler pour volEr. Tu m'as tentée. Je t'ai d'abord longtemps scrutée, je me suis approchée à pas de loup, j'ai déposé une main pleine de culpabilité sur ton corps. Je t'ai d'abord caressée, comme une voleuse prête à s'enfuir en déclinant toute responsabilité. Je t'ai saisie, je t'ai sentie pour voir quel Parfum tu avais. Mais je ne pouvais pas sentir une once d'effluves à cause de cette barrière qui m'empêchait de rêver.

    Alors je t'ai délicatement ouverte. Des paroles se sont écHappées de tout ton intérieur. J'étais comme pétrifiée. J'ai pris un verre et j'y ai déversé un flot de tes vers. Je l'ai porté à mon nez, l'odeur m'a fait tourner la tête. J'ai bu tes mots comme la pire des gourmandes. Ils ont d'abord effleurés mes lèvres, ils ont continué leur parcours en chatouillant ma langue, puis, ils ont griffé mon cou en restant en travers de celui-ci et ils ont fini par tomber dans mon ventre dans un éclat de papillonS. J'ai vacillé. Je me suis retenue à la chaise qui se tenait debout sans problème à côté de moi.... Saloperie de chaise! Comment tu fais pour tenir debout !? J'ai renversé la chaise.

    Après, j'ai commencé à te parler. En te racontant mes petits secreTs et en comptant toutes les fois où je me suis surprise à te faire cOnfiance et à aimer tes vers.

    Un verre. Deux verres. Trois verres. Quatre verres. Cinq ou six. Six. Ah nan, c'était cinq, j'en suis sûre! Sept et huit. Onze. Quatorze vers. Vingt. Treize et seize. Quarante-deux. Un. Un an. Tu fus vide à un moment. J'ai commencé à froncer les sourcils en te regardant. Tu me saoule saloPerie de 'teille de rouge ! En plus t'es vide, maintenant ! Je t'ai jeté parterre. Tu t'es cassée. Je t'ai cassée. J'ai pleuré. J'ai essayé de ramasser les pots cassés mais je ne savais pas comment faire. Alors j'ai cassé le verre dans lequel quelques gouttes de tes vers toucHaient le fond. J'ai pleuré deux fois plus. Je me suis excusée. J'ai essayé de tout recoller. Faut croire que je ne suis pas allée dans le bon supermarché et que je n'ai pas acheté la bonne colle. Le vendeur m'a d'ailleurs demandé si j'avais besoin d'aide ou d'un quelconque numéro de téléphonE pour contacter "Les mélancoliques anonymes". Tu m'la vends ta colle ou j't'en colle deux, trois qui te la fermeront ?

    J'ai mis de la colle partout. Sur mes mots aussi. Sur les vers. Sur mon mur. J'y ai collé des Tours EiffeL. J'ai même essayé de recoller mon cœur, alors j'ai mangé la colle. Mais ça marchais pas; en plus je suis tombée malade. J'ai commencé à consulter le médecIn et je le voyais trop régulièrement à mon goût. Mon goût c'était le goût Qu'avaient tes vers de rouge. Et je me suis saoulée avec eux. Et j'ai tout cassé pour eux. Et j'ai pleuré pour eux. Je te l'avais écrit, j'ai merdé.

    En fin de compte, j'ai éteint mon ordinateUr. Et tu sais quoi ? Je n'Ecris plus pour toi.


    M E P H I S T O P H E L I Q U E

    Voilà, déjà un premier texte, j'en mettrai d'autres au fur et à mesure... je ne voudrais pas vous faire fuir d'avance en vous les mettant tous d'un coup ! Razz
    Je mettrai aussi mes dessins, quand je les aurai mis sur mon PC. Il faut savoir que je n'ai encore rien créé, je n'ai fait que reproduire des dessins existants.
    Mais je suis en pleine réflexion, j'aimerais beaucoup créer quelque chose qui soit entièrement de moi ! =)
    Quand ça sera fait, vous serez les premiers au courants !

    Voilà voilà pour l'instant !


Dernière édition par Shuu-Chan le Ven 24 Sep - 9:54, édité 1 fois
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TheB0GH

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MessageSujet: Re: Shuu-Chan's Asilum ~   Mar 20 Oct - 20:25

Sympa, je dois dire que j'ai bien aimé

C'est assez... étrange, je dois dire Razz mais c'est bien joué quand même

Faudra que je me remette à écrire des évocations, moi, enfin, j'en récrirai le jour où l'oiseau chamarré de la plus créative des inspirations se décidera à revenir roucouler sous la fenêtre de mon imagination et y glisser quelques notes enjouées qui pourraient me donner le bon coup de fouet que j'attends depuis si longtemps ^^
En fait je suis plus d'humeur poétique qu'autre chose ces derniers temps

Mais sinon je me réjouis de voir tes prochains textes Very Happy
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akatsuki-planta
Modo
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MessageSujet: Re: Shuu-Chan's Asilum ~   Mar 20 Oct - 20:56

J'ai lu! (Rare que je lise... c'est pas mon truc).

M'enfin j'ai trouvé ça interessant avant tous. Habituellement sur les fofo on trouve des fics Kikoo ou des poèmes peut insipiré... Mais la tu nous a mis un texte interssant et surtout très bin écrit O_O.

Enfin bref la lecture n'étant pas mon plat préférer je vais pas trop m'attarder la dessu.

Je me rejouis particuièrement de voir tes reproductions de dessins ^_^.

_________________
C̦͉̬͖̦͎͐ͮͦ͊̄͞'͍̹̝ͭ͌͊̉ͩ́̅ͣ͘e̛̳̥͖̖̬͓̖͈͊̌͟š̬̻̰̲̏t̛̺͉̭ͥ̔ͭ̾̿ͨ̚͟ ̴̛͍̜̻̪̝̺̪͚̰̄b̴̭̥̗̖̗̋̔̔ͩ̔͆̑͜i̺̹͆̂̉̃ͩ͌̑̾ȩ̫͚̠̻̈͛͑ͯͨ͂̋͛͟n̩̖̖̗̺̐̽ͯ̂̔̐̚͝t͇̲͑̀͛ͬ͒͛ͦ̀̆́̀͞ô̩͕͔̰̔̓͛̈̔ͬt̡̜̹̍̈́̓̀̍̅ ̴̬̪͈̖̥̞͔͋͛l͎̻͇̲͓̰̫͐ͫ̓͒͛ͥͨͩͨ͜͞a̸̺̠͚̖͚̻͍ͦͧ͘ ̳̲̳͉̹̳̰͉̔ͦͪͪ̔̉͠f̱̘̳̜̹͇̝͐͛ͤ̔ͣ͋i̼͉̩̮͑̓ͦ̈ͮ̀̀n̷̹̥͍͕͓ͦ̌̓ͫ̏͟ͅ ̣̘̀̕͞d̬̰̰̫̟ͤͬ͋̀́u̡͙̜͈̳̲͕̰̔͛ͥͣͪ̉͗͝ ̥̗̉̀̀̕ͅm̙̱̥͇͉̓͗ͭo̡̞̜̤̯͎̒̋̔̏̕n͎̙͐͗ͨ͆̈́͢d͉͔͙̝͍͓͙̮̣̂̇̏͟e̩͖͍̟͉̝̯͔̍̒͋̌.̵̮̩͙̩͙̭̟̫̅̊̿͐ͧ̈́̐̽.̡̛̥̥̤̃̈̍ͯ̽.͆̆ͮ̿̉͒̚̚͏̫̜͇̰̤̯͔͙͘͟
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Onimanta

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MessageSujet: Re: Shuu-Chan's Asilum ~   Mar 20 Oct - 22:02

J'ai bien aimé. Je n'ai jamais lu de texte pareille, c'est très expressif. C'est rare que je retrouve autant d'émotions dans un texte, surtout au niveau du moment ou elle (je suppose) compte les verres qu'elle a bu. Puis tous sa est très bien écris, soigné et j'adore les citations aussi, les abréviations genre "'teille" ou autre sont génials et l'histoire de la colle aussi x ). Bref, j'ai beaucoup aimé.
Tu as écris de gros textes ? Genre 10 pages ou plus ? Parce celui la est vraiment cool et je lirai volontiers d'autres textes ^_^.

ps : Il y à Yume (du forum bien sûr) qui à écris de beaux textes aussi, je sais pas si tu es allé voir.

_________________
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Shuu

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MessageSujet: Re: Shuu-Chan's Asilum ~   Jeu 22 Oct - 10:17


    Eh bien, eh bien... merci de vos compliments ! =)

    B0
    J'adore tes expressions, genre un truc de fou, tu sais ? ... Razz
    Eh oui, tout ce que j'écris est assez... étrange. ha-ha...
    Tout du moins, différent.
    Merci d'avoir lu, en tout cas !
    Et moi aussi, je me réjouis de poster d'autres textes !

    Aka
    Alors là... je suis étonnée ! Je ne pensais pas te voir ici, et surtout pas lire mes textes... mais ça me fait plaisir ! =)
    Merci beaucoup d'avoir pris la peine de lire... c'est très important pour moi !

    Onimanta (Je viens de me rendre compte qui tu es !)
    Tout d'abord merci, de savoir que j'ai réussi à retransmettre certaines émotions à travers un texte... c'est juste énorme. Déjà qu'on me lise, ça me fait plaisir... mais qu'en plus j'arrive à transmettre quelque chose, c'est dingue !
    J'ai écris beaucoup de petites évocations comme celle-ci, certaines nouvelles, mais toujours de la même longueur, à peu près...
    Et puis, je suis en train de travailler sur ma toute première oeuvre : une vraie nouvelle, avec des personnages, un scénario et de la folie à en crever ! XD
    Je n'ai pas encore terminé, étrangement j'ai déjà la fin de mon histoire, mais pas le début ! ha-ha... Lorsque tout ça sera terminé, corrigé, revu et bien ficelé, il sera posté ici ! =)

    Ps: Oui, j'ai déjà vu certains des écrits de Yume... =) Merci en tout cas pour l'info !

    En attendant, un de mes dessins... Celui que je préfère... =)
    Photographié à la va-vite, mise en lumière très faible... mais néanmoins, on voit. XD
    Je le referai comme il faut !
    Clik moi ! Very Happy
    Je rappelle que ça n'est pas une idée de ma part, à la base, je n'ai fait que reproduire un dessins déjà existant.
    Et j'ai passé beaucoup de temps sur les mains. XD

    Voilà, voilà, je pense que la plus part ici sont plutôt intéressés par le dessin que par la littérature ! So, enjoy !
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akatsuki-planta
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MessageSujet: Re: Shuu-Chan's Asilum ~   Jeu 22 Oct - 11:10

Jolie dessin ^_^, Rappelant la hantise de tout les no-lifes... déranger en pleine partie xD, le cauchemard integrale xD

Enfin bref l'est beau!^^

_________________
C̦͉̬͖̦͎͐ͮͦ͊̄͞'͍̹̝ͭ͌͊̉ͩ́̅ͣ͘e̛̳̥͖̖̬͓̖͈͊̌͟š̬̻̰̲̏t̛̺͉̭ͥ̔ͭ̾̿ͨ̚͟ ̴̛͍̜̻̪̝̺̪͚̰̄b̴̭̥̗̖̗̋̔̔ͩ̔͆̑͜i̺̹͆̂̉̃ͩ͌̑̾ȩ̫͚̠̻̈͛͑ͯͨ͂̋͛͟n̩̖̖̗̺̐̽ͯ̂̔̐̚͝t͇̲͑̀͛ͬ͒͛ͦ̀̆́̀͞ô̩͕͔̰̔̓͛̈̔ͬt̡̜̹̍̈́̓̀̍̅ ̴̬̪͈̖̥̞͔͋͛l͎̻͇̲͓̰̫͐ͫ̓͒͛ͥͨͩͨ͜͞a̸̺̠͚̖͚̻͍ͦͧ͘ ̳̲̳͉̹̳̰͉̔ͦͪͪ̔̉͠f̱̘̳̜̹͇̝͐͛ͤ̔ͣ͋i̼͉̩̮͑̓ͦ̈ͮ̀̀n̷̹̥͍͕͓ͦ̌̓ͫ̏͟ͅ ̣̘̀̕͞d̬̰̰̫̟ͤͬ͋̀́u̡͙̜͈̳̲͕̰̔͛ͥͣͪ̉͗͝ ̥̗̉̀̀̕ͅm̙̱̥͇͉̓͗ͭo̡̞̜̤̯͎̒̋̔̏̕n͎̙͐͗ͨ͆̈́͢d͉͔͙̝͍͓͙̮̣̂̇̏͟e̩͖͍̟͉̝̯͔̍̒͋̌.̵̮̩͙̩͙̭̟̫̅̊̿͐ͧ̈́̐̽.̡̛̥̥̤̃̈̍ͯ̽.͆̆ͮ̿̉͒̚̚͏̫̜͇̰̤̯͔͙͘͟
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Onimanta

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MessageSujet: Re: Shuu-Chan's Asilum ~   Jeu 22 Oct - 20:36

ah-ah marrant, il est cool ^_^ (la chieuse >__>).

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TheB0GH

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MessageSujet: Re: Shuu-Chan's Asilum ~   Jeu 22 Oct - 21:22

Sympa le dessin

La copine du geek qui veut toujours savoir ce qu'il fait et qui veut toujours jouer avec lui, comme l'a dit Aka, une véritable hantise

ouf, content d'être célib' Razz

Mais j'aime bien, bon texte, chouette dessin, je suis impatient de voir la suite ^.^, génial!
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TheB0GH

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MessageSujet: Re: Shuu-Chan's Asilum ~   Jeu 22 Oct - 21:26

Sympa le dessin

La copine du geek qui veut toujours savoir ce qu'il fait et qui veut toujours jouer avec lui, comme l'a dit Aka, une véritable hantise

ouf, content d'être célib' Razz

Mais j'aime bien, bon texte, chouette dessin, je suis impatient de voir la suite ^.^, génial!


Pour revenir à ce que tu disais, je fais très bien ce genre de phrase qui consistent à utiliser le quadruple des mots nécessaires ^-^, et en réalité les évocs que j'ai déjà écrites étaient toutes dans le cadre des cours de français (une au collège, deux au lycée) et à chaque fois, on me disait que j'écrivais trop bien, que j'avais du talent etc

j'espère pouvoir le démontrer un jour, ce talent, le temps que je trouve un truc à écrire Razz
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Shuu

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MessageSujet: Re: Shuu-Chan's Asilum ~   Jeu 23 Sep - 9:55

Ah ! Ce temps-là où tu étais sage et innocente !
- Je ne le suis plus ?
D'après ce que tu écris, tu ne peux pas être sagissime !
- Bonne réponse.


    Agressive Red

    -Il vous faut simplement déplacer l’article à la page suivante ; ce qui ne pose aucun problème puisque l’image numéro 3 va disparaître… Vous m’écoutez ?
    Après un bref mouvement de tête, je montrai que j’étais vivant, au moins. Elle me dévisagea bizarrement ; mais la vérité c’est que depuis qu’elle avait commencé ses explications, je ne regardais qu’une chose. Je vous vois venir, sale porc d’homme ou espèce de vierge effarouchée que vous êtes. Qui que vous soyez : vous avez tort !
    Alors que ses grands yeux me scrutaient, je baissai la tête et mon visage devint tout rouge. Rouge comme ses ongles. Le rouge des ses ongles exprimait bien plus de force, de caractère qu’un rouge anodin. Presque le rouge de la mort ! Quelle idée ! Je me ressaisis un peu et elle examina ses mains avec un air de « Quoi ? Qu’est-ce que tu m’veux ? ». Tes ongles, très chère. Tes ongles. Je veux percer le mystère de tes ongles.
    Oui, les ongles de cette femme m’obsédaient. J’étais obsédé par les ongles de ma supérieure. Ô croyez-moi, son physique n’est pas laid. Mais je le trouvais moins fascinant en comparaison à… ses ongles ! A nouveau, je vous voir venir, vous, femme que vous êtes et seulement femme, cette fois ! Vous pensez que les hommes ne se préoccupent pas de ce genre de détails. Hé bien figurez-vous que vous venez d’en trouver un : moi.

    Si je compte, ça fait exactement 2 ans, 6 mois et 4 jours que je travaille sous elle. Je vous vois venir, à votre tour, pauvre porc que vous êtes ! Je suis donc sous ses ordres. Et, je peux vous dire que ça fait 2 ans, 3 mois et 4 jours que…. Quoi ? Que je l’aime ? Haha. Non. Raté. Qu’elle a les ongles rouges ! Et attention ! Pas n’importe quel rouge ! Ce rouge pur, ce rouge sang, dégoulinant et dur. Bien évidemment le rouge est déjà une couleur forte en soi. Alors imaginez le caractère d’une femme qui a réussi à grader et, de plus, qui porte du rouge sur les ongles ! Et là, je vous vois à nouveau venir ! C’est qu’j’ai les yeux partout, dis-donc ! Donc. Oui, donc le rouge. Ce rouge est parfait ! Et je le sais, je le sens ; quelque chose se cache derrière ! Derrière quoi ? Le rouge ? Oui. Derrière ce rouge parfait depuis 2 ans, 6 mois et 4 jours. Je n’ai jamais vu aucune faille, aucune imperfection en ce qui concerne la couleur des ongles de cette femme.

    Et pourtant. Et pourtant. Oui, parce qu’il y a toujours un « mais » ! Ce déclencheur pourri. Bon sang ! Qu’est-ce qu’il me fait chier ce déclencheur ! Ce jours-là, 5e jour du mois de février, elle arriva à l’heure, comme à son habitude mais (vous voyez ! méfiez-vous des mais !) elle n’avait plus de rouge sur les ongles. Elle avait porté du rouge durant 2 ans, 6 mois et 4 jours. Faut pas s’foutre de ma gueule, non plus ! Il y avait eu un changement. Pourquoi ce revers soudain ? Sa main sur son café, l’expression de son visage ; tout semblait avoir changé. Elle était différente. Et la première différence était que ses ongles n’étaient plus rouges. Très intrigué, je décidai de mener mon enquête…

    -‘Paraît qu’elle est passé sous la table pour grader !
    -…
    -‘Paraît qu’elle sort avec quelqu’un… mais personne ne les voit jamais ensemble.
    -…
    -‘Paraît que quelqu’un de marié trompe sa femme avec elle !
    -…
    -‘Paraît qu’elle a toujours vécu seule.
    -…
    -‘Paraît que… HE ! Pourquoi tu me demandes ça ? T’es pas un peu maso, dans ton genre ? Arrête tes conneries ! Ou tu vas te faire virer, vieux !

    C’est ça, vieux ! En attendant elle avait changé et personne ne semblait l’avoir remarqué. Qu’est-ce que je m’en foutais de sa vie sentimentale ! Et moi, je continuais de l’observer, de loin… Cette femme me hantait et m’habitait. Mais plus que tout, elle m’intriguait.
    Mon enquête ne dura pas longtemps. Un jour, à vrai dire. Ce soir-là, alors que je rejoignais ma voiture dans le parking sous-terrain, elle était là, appuyée contre ma voiture. Tout d’abord, je fus étonné, puis flatté et enfin effrayé parce qu’elle me fixait étrangement sans parler. Et plus je m’approchais, plus ses yeux se dessinaient distinctement dans cette parcelle sombre.
    -Bonsoir. Voulez-vous que je vous ramène ?
    -Je n’aime pas que l’on se mêle de ma vie privée.
    La réponse avait fusé. Nette et précise. Elle démontrait son caractère intrépide et tranchant à la fois par ces mots. Elle était un glaçon ambulant. Une averse froide tombant à n’importe quel moment. Et moi, le connard, tout fier, j’ai sûrement causé ma perte tout seul. Parce que je suis con.
    -Je suis désolé.
    Parce que les excuses allaient suffire ? Tout-à-fait ! Mais le pire, c’est que j’ai ouvert ma bouche lorsque j’aurais dû la fermer. S’il y a quelque chose que ce genre de femme déteste, c’est bien les excuses.
    -Je voulais simplement savoir ce qui était arrivé à vos ongles après 2 ans, 6 mois et 5 jours.
    Un regard effroyable mêlé à de l’étonnement s’afficha et je compris que j’avais dit tout sauf ce que j’aurais dû dire !
    -Comment… un imbécile tel que vous aurait remarqué ça ?
    J’avais juste l’impression qu’elle allait étouffer en me crachant ces mots à la gueule. Mais ça n’était pas elle qui étouffait. En effet, en ni une ni deux, je me retrouvai à mourir à petit feu. Elle m’avait sauté à la gorge et la strangulation fut nette et précise. Une vraie connaisseuse ! Ses ongles s’enfonçaient dans le peu de chair que j’avais sur le cou et les os craquaient tous un à un et faisaient un bruit sourd dans ma tête. Pendant une seconde, j’ai crû que cette dernière allait éclater. Mais ce fut bref : je perdis connaissance. Mes yeux se refermèrent pour ne plus se rouvrir. L’action avait durée 55 secondes. Ce furent les plus courtes et les plus longues secondes de ma vie. Le rouge sang ornait à nouveau ses ongles.

    Son secret ?
    Qui ? Quoi ? Pourquoi ? Où ? Combien ? Et c’est là que votre imagination intervient ! Tout ce que je sais, c’est qu’il s’agissait bien d’une strangulation. J’en ai la preuve : mon corps inerte sur ce parking. Au moins, j’ai résolu un mystère : on saura comment elle est parvenue à grader, maintenant !
    En fait, le rouge qui ornait ses ongles, c’était le rouge agressif.


Extrait de mon recueil de nouvelles "Myriades de couleurs".


Dernière édition par Shuu le Ven 16 Déc - 18:31, édité 1 fois
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Velvet-U Aka WhisKim

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MessageSujet: Re: Shuu-Chan's Asilum ~   Jeu 23 Sep - 11:50

B0 the Guitar Hero a écrit:
Sympa le dessin

La copine du geek qui veut toujours savoir ce qu'il fait et qui veut toujours jouer avec lui, comme l'a dit Aka, une véritable hantise

ouf, content d'être célib' Razz

Mais j'aime bien, bon texte, chouette dessin, je suis impatient de voir la suite ^.^, génial!


Pour revenir à ce que tu disais, je fais très bien ce genre de phrase qui consistent à utiliser le quadruple des mots nécessaires ^-^, et en réalité les évocs que j'ai déjà écrites étaient toutes dans le cadre des cours de français (une au collège, deux au lycée) et à chaque fois, on me disait que j'écrivais trop bien, que j'avais du talent etc

j'espère pouvoir le démontrer un jour, ce talent, le temps que je trouve un truc à écrire Razz

Écris ce qu'il te passe par la tête, tu l'as déjà montré sur le forum, tu as une certaine maîtrise des mots et je serais assez content de te lire.
Faudrait que je pense à poster un peu ce que j'écris aussi tien, ou alors mes chanson? Barf on verra xD (oui je pense tout haut).

Sinon Shuu bravo j'aime =3
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Shuu

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MessageSujet: Re: Shuu-Chan's Asilum ~   Jeu 23 Sep - 19:05

Merci Velvet ! C'est gentil ! Very Happy
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TheB0GH

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MessageSujet: Re: Shuu-Chan's Asilum ~   Jeu 23 Sep - 19:29

Waow, j'adore ce 2e texte =D

T'en a un recueil apparemment, je le veux! Il me faut découvrir cet art dans lequel tu te plonges, j'en ai bien besoin ^^

J' A D O R E (tellement que j'en mets des espaces entre les lettres du mot)
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Shuu

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MessageSujet: Re: Shuu-Chan's Asilum ~   Ven 24 Sep - 9:46

Mon fan number one, B0 !
Merci ! =)
T'en fais pas, tu auras toutes les couleurs... et.... THE grand final, of course !

Merci en tout cas ! Very Happy
Ca remotive un peu... enfin un amour qui ne sera jamais déchu : l'amour des lettres.
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Crumble_Z

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MessageSujet: Re: Shuu-Chan's Asilum ~   Dim 26 Sep - 2:52

Etrange... Au début, le comportement de cette...... "personne". Tout porte à croire que c'est une fille (excepté les adjectifs au masculins qui mettent la puce à l'oreille).

Mais j'aime les trucs glauques comme ça en général =P
C'est d'autant plus appréciable que malgré l'improbabilité, cela reste aisément réalisable

Dommage les petits commentaires au lecteur, ça fait assez Lewis... Un peu enfantin pour résumer... ça me deconnecte quand j'arrive dessus... Mais c'est personnel bien sur =P
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Shuu

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MessageSujet: Re: Shuu-Chan's Asilum ~   Dim 26 Sep - 14:49

Crumble_Z a écrit:
Etrange... Au début, le comportement de cette...... "personne". Tout porte à croire que c'est une fille (excepté les adjectifs au masculins qui mettent la puce à l'oreille).

Mais j'aime les trucs glauques comme ça en général =P
C'est d'autant plus appréciable que malgré l'improbabilité, cela reste aisément réalisable

Dommage les petits commentaires au lecteur, ça fait assez Lewis... Un peu enfantin pour résumer... ça me deconnecte quand j'arrive dessus... Mais c'est personnel bien sur =P

Wooooooooooooooooooow ! Alors là j'ai le big smile !! J'ai eu droit à des commentaires positifs de ta part alors qu'en général t'aimes pas trop ce que j'écris ! =P
Sache qu'à la base, cette idée de recueil de nouvelles est parti d'une phrase que tu m'as dit ! =D

Et concernant les commentaires qui font "Lewis" (faut toujours que je le lise, celui-là, d'ailleurs), je pense que je tiens ça de quelqu'un de très précis et je pense que tu sais de qui il s'agit ! Smile

Merci encore Gab, ça me fait vraiment, vraiment plaisir !
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MessageSujet: Re: Shuu-Chan's Asilum ~   Sam 9 Oct - 12:51

Magenta's Confessions


Les choses ont commencées gentiment. Je ne pourrais pas préciser une date, un lieu, un mot ou une odeur qui ait provoqué tout ceci. Selon Freud, un choc psychosomatique dans mon enfance aurait - probablement - et inévitablement - eu des répercussions sur mon présent. Toujours selon le même psychanalyste, ce même choc aurait causé les faits que je vais vous citer sans plus attendre. Mais avant, j’aimerais préciser que vous poussez la porte de la folie. Non pas de la folie Et si je repeignais ma cuisine en rouge ? Mais plutôt de celle Et si je me faisais des shoots d’eau de javel ?
Cette folie qui vous fout les boules au plus profond du bide et qui vous donne la chair de poule, assise ou assis sur votre chaise ou qui que vous soyez et de n’importe quel manière vous ayez pu avoir ces écrits dans les mains, j’aimerais que vous ne preniez plus la folie pour quelque chose de léger.


Souvent, les gens s’insultent ou se traitent de « fous ». Trop souvent - aussi - à la vite et à la légère. De toute façon, un peu plus ou un peu moins, qu’est-ce que ça change ? Ce que ça change ? Mais ça change tout, espèce de crétin ! Quelqu’un de fou, ce n’est pas celui qui vous croisez dans la rue et qui a une coiffure à mourir de rire ou qui est tout simplement différent de vous ! Le FOU n’est pas celui qui va vous regarder d’un drôle d’air ou qui aime écouter de la musique criarde.

Le dictionnaire, et j’insiste, et je n’en suis pas désolée, mentionne ces synonymes : azimuté, cinglé, cinoque, dément, désaxé, dingue, enragé, foldingue, folingue, furieux, maboul, paranoïaque, siphonné. Par extension, ça donne ceci :  absurde, anormal, bizarre, chimérique, dangereux, déraisonnable, extravagant, hasardé, insensé, irrationnel, irréel, désaxé, déséquilibré, dingue. Mais encore ! Aliéné, bizarre, branque, braque, brindezingue, cinglé, désaxé, déséquilibré, détraqué, dingue, maboul, sinoque. Oui, je me répète, et alors ? C’est ça, le premier symptôme. J’ai commencé à réitérer certains propos. Premièrement, parfois, on a commencé à me le mentionner « Tu te répètes ! »; « Tu me l’as déjà dit, ça ! ». Puis c’est devenu continuellement « Mais qu’est-ce qui t’arrives ? Pourquoi tu débloques ? Ca va le chalet ? Au niveau des répétitions ça se passe comment dans ta tête ? ». J’oubliais très vite les choses parce que je ne voulais pas les retenir. Et la première qui en fut alarmée, c’est ma mère. Mais comme c’est une mère, elle est censée être tout le temps gentille et là pour moi. Alors je ne me suis jamais inquiétée à son sujet.

Est venu le changement. Le changement de décor. Le changement de look. Le changement de coiffure. Le changement de voix. Le changement d’attitude. Le changement de démarche. Le changement de prestance. Le changement d’habitudes. Un jour, ma mère toqua à ma chambre et je lui permis d’entrer. A peine eut-elle mis un pas qu’elle écarquilla les yeux gros comme deux ballons de football. Mais dans ma tête, je voyais plutôt deux gros ballons de football américain, dans le genre une forme plissée et qui, sournoise, est incapable de supporter le changement !

« Qu’as-tu fait à ta chambre ?
- Du réaménagement ! Ca te plait ?»

Bien entendu, ma question était ironique, à la vue de sa tête. Je n’avais pas seulement changé la couleur des murs… j’avais changé le lit : je ne dormais plus dans ce genre de cocon habituel, mais j’avais choisi un hamac fixé d’un mur à l’autre. Les habits était accrochés ci ou là et pendouillaient un peu partout. Il n’y avait plus rien à part le nécessaire et… des piles de bouquins. Des grandes piles de bouquins. Ou, devrais-je dire… des grandes piles d’un seul bouquin. Mon livre préféré : Une légende de la Princesse Chûjo.

J’avais aboli toute technologie dans ma chambre : pas le moindre fil électrique. Et pour arriver à bout de mon projet : j’avais également dévissé les prises et cassé les murs par là où il fallait passer pour les arracher complètement. Mon téléphone portable, ma chaîne stéréo, ma télé, mon iPod, câbles électriques ou autres… tout était passé par la fenêtre et, d’ailleurs, la sonnette venait de retentir sous le regard effrayé de ma mère. Certainement la voisine qui avait vu le bordel en bas de ma fenêtre et qui venait s’en plaindre… j’avais fait juste un tout petit peu de bruit… une télé fracassée du haut du cinquième étage… ça fait pas autant de vacarme que ça, si ?

En parlant de ça ! Le surdité devint un des symptômes premiers. Je demandais à ce qu’on répète quarante fois les mêmes choses s’il fallait. Quand je vous écris quarante… c’est par une façon de parler ! Bien que je sois en train d’écrire. Bref. Quand j’écris quarante… c’est un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix, onze, douze, treize, quatorze, quinze, seize, dix-sept, dix-huit, dix-neuf, vingt, vingt-quatre, vingt-deux, trente… j’en étais où déjà ? Je ne sais plus.

La perte de mémoire arriva bien vite. Ce que j’ai fait hier ? J’ai peut-être mangé une pomme ou alors je suis peut-être allée en cours… mais je ne suis pas sûre ! J’aurais tout autant pu tuer quelqu’un… je ne m’en serais pas rendue compte ! Pourtant la vie était belle et normale et je ne me souciais de rien. Oui, tout roulait impeccablement et j’étais visiblement heureuse.

Mais ce ne fut que bref. Au bout d’un mois, je commençais à me lasser et la vie devint de plus en plus ennuyante. Même plus ! La vie devint vraiment tuante. Plus je vivais, plus je me sentais mourir. J’avais le sentiment d’être tout le temps agressée… pourtant je n’avais pas un comportement si énervant ! Il fallait juste me redire un nombre incalculable de fois les choses et parfois me maîtriser parce que je faisais des accès de colères extrêmes. Mais je m’endormais tout de suite après et je ne m’en rappelais de rien. On me racontait. On… c’était ma mère, la plupart du temps ou alors les deux, trois amis qu’ils me restaient. Ils était rares et me fuyaient comme la peste. Alors ceux qui restaient je les avais appelé « L‘Élite ». Mais ce dernière se désintégra bien vite après un fâcheux incident. Ca n’est tout de même pas de ma faute si le chat de l’un de mes amis était mystérieusement mort après mon départ de chez lui ? La preuve que c’est pas moi : je ne m’en souviens pas ! Eh, je ne suis pas folle, hein !

Je me sentais juste suivie en permanence. Oui, je quittais la maison, des hommes en manteaux noirs me suivaient. C’est eux qui sont étranges, pas moi ! J’entendais des voix dans ma tête, je voyais même, peut-être, des hommes en noir qui n’étaient pas là.

L’avant dernier point fut la contestation et le fait de nier. Je contestais et niais tout en bloc. Jusqu’à dire à longueur de journée et - de nouveau - un nombre incalculable de fois « je suis innocente » enfermée dans ma chambre, dans le noir, la tête entre les mains et en position accroupie.

Ce qui nous amène, algorithmiquement parlant, au dernier point ultime. Un jour que je passai la porte de la maison tel un spectre, je m’arrêtai devant le salon - juste dans l’encadrement de la porte - et je restai immobile en fixant ma mère. Elle prit peur et cria mon prénom à tue-tête sans s’arrêter. Je ne réagissais pas et, je suppose de là où je suis actuellement, qu’elle avait peur de m’approcher… peur que je n’entre dans une crise de colère noire et que je la frappe, comme il m’avait déjà été donné de faire. Sans rien dire, le regard vide, je m’avançai dans le long couloir qui débouchait sur ma chambre. En claquant celle-ci, j’ai rigolé fort… d’un rire presque sadique, mais surtout enfantin. Si fort que je suppose que, dans la rue, les gens ont dû s’arrêter. Et j’ai prononcé ces derniers mots.

« Maman ! J’ai une petite soif alors j’ai pris l’eau de javel. »

Je l’ai entendu se lever d‘un bond du canapé et courir, mais il était trop tard, j’avais fermé la porte et je commençais à compter les verres bien fort pour qu’elle puisse les boire en même temps que moi. D’abord un. Le premier fut le meilleur, je suppose. Ce goût âpre, amer, dégoûtant et acide vint chatouiller mon ventre d’une violence infinie. Je sentis mon estomac prendre feu et brûler de douleur. J’ai crié. Si fort. Si fort. Si fort. Deux. Le deuxième verre fut un peu moins douloureux, si ce n’est que mes entrailles brûlaient et se retournaient. Trois. Ce fut au troisième verre que je commençais à vomir. Quatre. Je m’habituais légèrement au goût… bien que mon sternum bloquait ma respiration. Bien que ma gorge gonflait, mes ganglions s’affolaient - ce qui était certainement le comble du comble ! J’ai compté jusqu’à dix. Mon corps n’en supportât pas plus. Quel dommage ! Moi qui voulais aller jusqu’à quarante, pour montrer à quel point quarante peut être un grand chiffre !

Je n’entendais presque plus rien hormis une chose : la porte de ma chambre se fracasser et j’ai entrevu des hommes en blanc accourir avec un brancard. Lorsqu’ils m’ont soulevée, un dégueulis épais de vomis à encore jailli mêlé au sang et aux larmes… avec une point de morve. Ca devait être un tableau magnifique que j’aurais aimé voir ou vivre pleinement car j‘en étais le peintre… aussi inconsciemment fut-il. Mais je ne me rappelle que de bref détails. Ils m’ont ligotée avec une chose bien étrange… je suppose, toujours de là où je suis maintenant, que c’eut été une camisole. La dernière chose que j’ai vu de mon vivant était un drap d’une couleur bien étrange qu’on avait appliqué sur moi. C’était une couleur que je ne saurais pas bien décrire… entre le rose et le violet… mais pas seulement ! C’était une couleur décalée… bizarre… folle, même ! On y voyait une pointe de rouge, mais de lumière aussi ! Et, tout au fond, il y avait la confession ultime : cette couleur était mélangée aux ténèbres, sans que personne ne s’en rende compte !

Dans mes suppositions, car à présent je suis enfermée dans cette couleur et ce pour l’éternité, je pense que ma mère avait déjà fait appel à des « professionnels » et ce depuis le début de ma folie. C’est pourquoi ce sont les infirmiers psychiatriques qui ont débarqué d’emblée et non seulement les ambulanciers, comme la procédure le voulait. Elle avait sûrement le numéro encré en tête, cette chienne, prête à le composer à tout moment et m’envoyer chez les cinglés ! Pourtant, je ne suis pas folle ! Pourtant, je suis juste différente ! Et, maintenant je sais que je ne débloquais pas totalement : j’étais suivie, observée… j’étais un rat de laboratoire. Ce monde est vraiment pourrit. Je préfère nettement être crevée au fond de ma morve.

~ La fin en cours d'imagination ~


Dernière édition par Shuu le Mer 19 Fév - 21:57, édité 1 fois
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Crumble_Z

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MessageSujet: Re: Shuu-Chan's Asilum ~   Sam 9 Oct - 18:38

Dommage pour les fautes d'orthographes... Sinon c'est bien glauque comme histoire. Comme déjà dit, pris dedans, j'essayais de m'imaginer boire l'eau de javel o.O

Sinon bah.. quelques fautes à gauches à droite (et un ou deux égarements en cours de lecture pour ma part, mais après relecture ça va^^)

J'attends la fin =P
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TheB0GH

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MessageSujet: Re: Shuu-Chan's Asilum ~   Sam 9 Oct - 22:36

Wah... je dois dire que ce texte m'a assez troublé...

C'est vraiment parlant, vivant, j'en ai presque angoissé tellement ça me parlait ó_Ò

Tes textes sont vraiment très clairs, avec ce type de narration en confessions, je trouve ça incroyable, pour ne pas dire fantastique . . . (oui, j'ai bien dit "fantastique")

Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy j'veux voir ton recueil
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Shuu

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MessageSujet: Re: Shuu-Chan's Asilum ~   Lun 14 Fév - 20:32

Citation :
Journal de bord

A travers mes grands yeux se reflétaient les aiguilles tournoyantes de la montre qui était accrochée sur le mur d’en face. Tic tac, faisait le bruit. Boom boom, faisait mon cœur.

« A quelques mètres.... Des milliers d'hommes armés d'armures, d'armes et d'aucune larme.
- Pardon ?
- Mais les grandes portes en bois et notre armée, armée de boucliers les retenait.
- Vous pourriez juste préciser l'instant où vous êtes entrée en guerre, Mademoiselle M. Warren ? »

Un temps. Deux temps. Trois temps. Les secondes faisaient un grondement sourd dans ma tête.

« J'ai beau vite comprendre les choses... Il y a certains moments où je ne vous comprends pas, même après trois temps.
- Monsieur J. Hansson... Arrêtez de me lancer ce même regard lorsque je vous appelle ainsi et dites-moi plutôt pourquoi Achille n'est pas mort à cause de son tendon mais de son talon et pourquoi ai-je eu tort ? »

Agression ? Non. Décidée à faire changer les choses. Il m'observa profondément et devait sûrement se demander pourquoi je lui parlais de la guerre de Troie, d'Achille, de son tendon, de son talon ou même du fait que j'ai pu avoir tort.

« Mademoiselle M. Warren... Arrêtez de me lancer ce même regarde lorsque je vous appelle ainsi et la seule raison pour laquelle vous avez eu tort, c'est celle d'avoir raison ou encore d'être trop bornée pour avouer que la raison vous a poussée à avoir tort.
- Monsieur J. Hansson... »

Rien. Aucun son. Je suis restée sur ma faim. Car, trop gourmande, je n'ai pas su savourer le plat d'envie, mais j'l'ai bouffé à la va vite, c'est pour ça qu'il a eu raison, l'doc' Hansson.

« Monsieur J. Hansson.... Vous n'avez aucune raison d'être agressif.
- Mademoiselle M. Warren... Si vous vous contentiez de continuer votre récit, en m'expliquant bien le passage de la guerre et surtout d'éviter d'essayer de m'apprendre mon boulot car vous auriez énormément tort, revenez vite sur le chemin de la raison, il vous attend. »

Je grommelai encore quelques paroles inaudibles pour moi, un décibel trop fort pour lui. J'avais cette attitude de gamine, parfois. Souvent trop joviale les jours de soleil, morose les jours de pluie et triste lorsque je n'ai pas eu droit à un bonbon et lorsqu'on m'en propose gentiment un, je refuse en disant que j'ai grandi. Au fond, je n'ai pas envie de grandir. Mais si je ne grandis pas, je resterai petite à jamais et je n'ai pas envie de rester petite. De plus, j’ai été obligée de grandir très vite à cause de la force des événements et c’est peut-être pourquoi en revenant à Londres je retombais en enfance. Je ne me comprenais pas moi-même, alors comment est-ce que le Dr Hansson pourrait-il me comprendre ? Un rire, presque sadique s'échappa et émana de moi. Il ne vacilla pas, me regarda rire, un brin de sadisme dans son propre regard. On m'avait vraiment collé le bon psy.

« Monsieur J. Hansson.... Savez-vous quelque chose ?
- Mademoiselle M. Warren... je sais pleins de choses. Vous seriez même étonnée de l'étendue de mon savoir.
- Alors savez-vous que, jamais, Ô grand jamais, je ne serais venue vous consulter si ces policiers ne m'y avaient pas forcée ?
- Inutile de me répéter. Vous avez déjà votre réponse.
- Bien. Très bien. Je suis tombée amoureuse d'Achille. Oh, d'un amour non passionné et dénué de romance. Je suis juste tombée d'un amour fade pour lui. J'aurais bien voulu le rencontrer. Je me dis que si une sainte vierge ayant promis de le rester à vie a réussi à ne plus l'être en le rencontrant... Alors, je ne l'aurais pas été non plus. Je suis jalouse d'Achille. Oh, pas d'une jalousie excessive. Juste d'une jalousie passagère d'avoir prononcé mille fois son prénom et qu'il soit autant célèbre. Même après tant de temps. Je ne comprends pas Achille. Oh, une petite incompréhension due à mon manque de concentration. Toute ma vie durant, j'ai cru qu'il il était mort à cause de son tendon et non de son talon. Alors vous imaginez le choc lorsque j'ai appris qu'il était mort parce qu'il ne pouvait plus marcher parce qu'on lui avait tiré une flèche dans le talon. Alors pourquoi le tendon, s'appelle-t-il le tendon d'Achille, si Achille est mort à cause du talon et non du tendon ? Peut-être est-ce parce que le tendon est relié au talon, vice-versa, blablabla. »

Citation :
L’idée

Non seulement la vie est cruelle, mais en plus elle est courte. - Woody Allen

Et puis elle a germée dans ma tête, cette connerie. J'étais déjà bien bourrée quand elle s'est glissée lentement dans mon cerveau. En fait, je pense avoir une tumeur cérébrale sérieuse pour inventer des trucs pareils ! Boy ! Elle me suppliait presque de trouver quelque chose. Un endroit. N'importe quoi. Parce qu'elle avait besoin de cette délivrance. Je me suis déjà retrouvée dans cette situation où le manque est tel qu'il en devient obsession. Alors, bourrée, je l'ai regardée en souriant et j'ai dit sur un ton sarcastique :
-J'ai peut-être une idée...

Et voilà comment je me suis retrouvée à mentir. A tout le monde autour de moi pour couvrir un des êtres qui m'est le plus cher. J'ai menti jusqu'à en crever, j'ai inventé des états d'âmes, des humeurs, j'ai dit que tout allait bien juste pour avoir les clefs. Les clefs. Les clefs qui ouvriraient cette connasse de porte placardée du mot DELIVRANCE. Définie comme une issue, une porte de secours. Avait-elle besoin d'être secourue à ce point-là ?

Et c'était ça l'idée.

Introduction


C’était il y a bien des années, alors que j’étais jeune et naïve. Le monde tournait bien, dans le bon sens et je l’aimais. Je l’aimais si fort, à en crever, que j’ai posé trois règles. Je te quitterais pour trois raisons et ma décision serait irrévocable. 1. Si tu lèves la main sur moi. Ayant vécu dans un monde où la femme a sans cesse été rabaissée et humiliée, je suis devenue une féministe pure et dure. Non pas pour l’égalité mais pour la supériorité. 2. Si tu te drogues. Il faut dire… il a des antécédents qui me font peur. Des antécédents très louches et moi j’ai peur. J’ai peur de le perdre. J’ai peur qu’à cause de conneries pareilles : il perde la vie et me laisse seule. 3. Si tu me trompes. Et ce dernier point était essentiel. Je lui ai dit que s’il faisait ça, c’était dehors direct et inutile de demander son reste. Non. Point barre./ S’il venait à enfreindre une de ces trois règles : notre couple ne serait plus. Et ça me fait mal, au fond, de penser à ça. Mais, est-ce que j’aurais pu prévoir tout ça ? Si oui, mettez-moi un couteau sous la gorge et menacez-moi de détruire mon beau petit monde. Ce monde que j’ai construis pierre par pierre. Que dis-je ! Cet œuvre qu’est ma vie : j’ai été l’artiste, j’ai sorti mes pinceaux, j’ai peins jusqu’à en crever. Je suis partie de rien : je n’avais ni peinture, ni toile. Aujourd’hui, j’ai tous les pinceaux, de différentes qualité.

Alors, pourquoi j’en veux plus ?
Pourquoi j’en veux encore ?
Pourquoi cette pensée me hante ?

Elle m’habite. Elle est présente. Elle fait partie de moi. Je me lève le matin, elle est là, dans ma tête, elle ronge tout ce qu’elle peut : les souvenirs et les bons moments. Elle passe par-dessus tout. Comme une vers qui ronge un fruit. Comme une mite qui dévore l’ébène. Je me couche le soir : elle est toujours dans ma tête. Et, je n’arrive pas à m’endormir parce qu’elle me vole tout. Je cogite. Je suis devenue la traitresse. Les rôles se sont inversés.

Dis, m’imposerais-tu ces trois règles, toi, à présent que j’ai grandi ?
Moi, je les retire. Que le diable emporte le jour où j’ai posé ces conditions.
Mais Dieu sait que le diable c'est moi.


Chapter I


J’ai claqué la porte et tourné les clefs. Le moteur en marche, comme chaque matin, je suis partie travailler. Oui, j’espère pour toi ma fille, sinon de quoi vivrais-tu ? J’ai fait les quelques kilomètres qui séparent mon chez moi de mon lieu de travail. Mon chez moi ? Il est grand. Cent trente-quart mètres carrés sur un étage. L’entrée est pourvue d’une quinzaine de marches, qui amène sur un grand hall. Mais avant d’aller dans le hall, on tourne à gauche, et là, le living-room de malade ! C’est juste sous le toit, alors le point le plus haut doit faire cinq mètres environ et ça descend en crescendo, jusqu’au point le plus petit qui doit être ma hauteur : un mètre soixante. Collé à cette pièce, la cuisine est devancée par un bar. Dans le fond de la pièce, la table à manger qui devient parfois un zoo lorsque l’on fait des brunchs tous ensemble. Tous, c’est moi, mes deux sœurs cinglés, mon petit bout-de-chou qui va avoir douze ans et la cadette, qui est mignonne à croquer. Lors de ces brunchs, mon homme et celui de la toute grande (qui est juste avant moi), se joignent à nous. Faut dire, ils se tirent un peu des balles lorsqu’ils sont avec nous. Nous sommes ingérables. Encore, celle qui est juste après moi, ils disent qu’elle est plutôt calme. Mais nous, les plus grandes, on est assez spéciales et on a bien nos caractères à nous. Et, c’est dans la joie et la bonne humeur que se déroulent ces matinées.

Puis, à droite de la pièce, mon petit canapé. En face, la télé. Enfin, à gauche de l’entrée, le PC. Là, je me connecte sur super facebook ! Quant au grand hall, il donne accès à quatre pièces : ma chambre, une chambre d’ami, la salle de bains (avec une baignoire où on peut se mettre à quatre dedans) et enfin le fourre-tout. Ca ressemble à une cave mais ça n’en est pas vraiment une ! C’est la pièce où on met tout ce qui nous encombre. Et tout ça, pour la modique somme de mille trois cent-dix francs par mois. Moi j’dis, on a fait une bonne affaire, avec mon chou. Bien sûr, tout ne s’est pas construit en un jour et on a bien ramé pour en arriver là. Et, aujourd’hui, si je racontais tout ce qui va suivre à quelqu’un, il me scruterait d’un regard hagard et me demanderait : mais t’es folle de remettre en question tout ça ? Alors, je lui répondrais comme je réponds souvent à ma petite sœur, celle qui est juste après moi : je ne remets rien en question. Justement. Tout est bien. Même que tout est parfait et je veux que ça le reste. Alors pourquoi tentes-tu le diable ? Tout simplement parce que je m’appelle Amanda. Parce que j’aime le danger et braver l’interdit. Justement, en parlant de tout ça…

Sur le parking, j’ai attendu encore un peu dans ma Twingo. Elle est bleue ciel. Non, juste pour dire. Et puis, j’ai respiré un bon coup. Je suis sortie. Difficilement, avec la boule au ventre. Mais je suis sortie. De ma démarche assurée, j’ai fendu le sol et j’ai passé la porte d’entrée de cette immense usine où je travaille depuis deux ans. J’ai essayé de gravir les échelons petit à petit et je crois que ça commence à porter ses fruits. Faut dire, j’ai un sale caractère, je gueule à tout bout de champ et j’envoie chier tout le monde. Et ça paye, parce qu’on m’a remarquée et grâce à ça, je suis sortie du lot. J’ai vu que ça plaisait aux supérieurs que je prenne les commandes : alors pourquoi stopper ? Et puis vas-y que j’te rajoute une couche de colère.

Comme chaque jour, j’ai pointé. Voilà. Me voilà dans cet univers quotidien qui occupe la plupart de mon temps. Je suis une acharnée du boulot, comme on dit. Je ne peux pas vivre sans ça. L’horlogerie est un monde vraiment étonnant et auquel je n’aurais jamais pensé m’intéresser. Mais voilà, il s’avère que j’ai trouvé ma vocation et je sais que je suis faite pour ça. Assise à ma place, j’ai attendu encore un peu. J’ai fait tourner les machines et j’ai à nouveau gueulé un bon coup parce que j’en avais envie. Mais, tout ça, ça n’est qu’une image. L’image de Amanda la méchante. L’image que je veux à tout prix projeter pour qu’on ne m’approche pas. Mais....

Dans la deuxième, Amanda est un prénom de Substitution. Cette Amanda n'a rien avoir avec Amanda Warren.


Dernière édition par Shuu-Chan le Lun 14 Fév - 20:54, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Shuu-Chan's Asilum ~   Lun 14 Fév - 20:48

pavé césar, ceux qui ont tous lu ( pour une fois) te saluent
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MessageSujet: Re: Shuu-Chan's Asilum ~   Lun 14 Fév - 20:49

Tu sais que je voulais mettre un petit commentaire pour toi ? Du style : Désolée Sam, mais j'ai besoin d'écrire et certainement, aussi, d'être lue.

Merci pour le commentaire, en tout cas ! =)


Dernière édition par Shuu-Chan le Lun 14 Fév - 20:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Shuu-Chan's Asilum ~   Lun 14 Fév - 20:56

j'ai besoin de m'écrire !? oiseau phoque
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Shuu

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MessageSujet: Re: Shuu-Chan's Asilum ~   Lun 14 Fév - 20:58

D'écrire.
Failed.
Merci.
J'ai corrigé.
Mais "de m'écrire" n'est pas totalement faux non plus ! =)

Rholàlà. On va pas chipoter sur les mots. Kikoolol. Very Happy

C'est pas pour rien qu'on est dans un asile, ici, tu sais ?
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Sam sama

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MessageSujet: Re: Shuu-Chan's Asilum ~   Lun 14 Fév - 21:05

Kikoolol ! OK :on: put1 ta écri ici pk du souti1 ? trouv zen ayeur on é pas té ami c un fofo ici !!!!!!!



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